_____ Parfois, quand on se pose trop de questions, on devient subitement triste. Ca ne vous arrive jamais ? J'aurais cru avoir envie de déblatérer un long discours sur l'ironie du sort humain ou des concepts pseudo-psychologico-dramatico-familiaux, mais non. Finalement non.
_____ Je crois que ce qui m'arrive ne me regarde que moi (si j'avais des lecteurs je pourrais croire que cette déclaration les frustrerait). Mes rêves sont dans ma tête mais sortent tout de même sur papier virtuel. Pourquoi ? En quoi éprouve-t-on le besoin d'écrire, de déballer sa vie et ses sentiments à d'autres ? Remarquez, tout le monde ne lit pas. Il y a toujours des fouines. Ce qui m'intéresse, c'est le « pourquoi » de tout ça. L'homme est un animal social (Aristote). Peut-être bien. Il n'empêche que mon chat ne ronchonne pas sur sa vie, ni sur celles des autres minets. Mais j'extrapole, je ne suis pas un chat ; si ça se trouve, ils le font.
_____ Ce qui est franchement étrange, même en tentant par une auto-conviction des plus poussées de repousser ce besoin, c'est que toujours, ce besoin revient. Un besoin de m'exprimer et bien sûr, d'avoir des avis sur mes expressions. Sinon, à quoi servirait un blog ? Je n'ai pas d'avis (puisque pas de lecteurs) mais je m'exprime tout de même.
_____ Je ne poste plus de photos non plus. Pas étonnant, mon boîtier prend la poussière.
_____ Peut-être qu'un soulagement tout relatif me submergera si je déballe -sans aucun ordre ni aucune logique- ce qui me préoccupe. Ce qui m'arrive en me regarde que moi. Riez.
_____ Vivre dans mon chez-moi (de préférence sous les toits - c'est plus beau et moins cher !), vivre ma vie comme je l'entends sans qu'on ne me donne ni avis ni conseils, vivre mes passions, mes projets, jouir d'une indépendance qu'on me proclame depuis toujours mais de laquelle (finalement ?) je ne vois qu'un bout de nez, pouvoir faire ce dont j'ai envie, ne plus avoir à me justifier (même inconsciemment ou intérieurement) de ce que je pense ou fais... Vivre, tout simplement ?
_____ Quoiqu'il serait hypocrite de dire que je ne vis pas. Je suis du genre gâtée. Mais ce malaise ambiant (profond ?) me donne la nausée, à force. Ma tête est toujours prise, je veux la libérer. Me libérer tout court, par la même occasion. Fichtre et fruste vie.